Du harcèlement médiatique de la communauté de réfugies rwandais de Rouen en France, Jean-Baptiste Kabanda 26 août 2020

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Rouen sert de terrain d’essai du plan machiavélique de déstabilisation des opposants au régime répressif au Rwanda

Depuis quelque temps déjà, la communauté de réfugiés rwandais de Rouen en France, fait l’objet d’attaques médiatiques, décidées et orchestrées par le régime du FPR à Kigali, tout simplement parce qu’elle dénonce les abus et exactions que commettent envers la population, la dictature instaurée par Kagame et son parti état, le FPR, ainsi que le régime de terreur que font régner les forces de sécurité ( ou plutôt d’insécurité), qui agissent comme une milice privée au service du dictateur Paul Kagame et ses acolytes.

Une politique d’espionnage, de harcèlement et de déstabilisation

Cette politique de harcèlement et de déstabilisation des réfugiés rwando-rouannais s’est aussi étendue à l’étranger, partout où se trouvent les réfugiés rwandais, d’abord en Afrique où des réfugiés rwandais ont été assassinés alors que d’autres ont été contraints, par les agents du FPR infiltrés, à quitter les pays d’accueil et trouver refuge dans d’autres pays lointains où ils pensaient qu’ils seraient plus en sécurité. Les cas en Australie et au Canada illustrent bien ces pratiques.

Mais les agents de Kagame les ont poursuivis, en Europe, en Amérique, en Asie et en Océanie. Ces agents sont aidés dans leur sale et triste besogne par les acteurs locaux en quête sans doute de revenus financiers que leur procurerait le régime du FPR, alors que d’autres pourraient être motivés par une haine insensée qu’ils éprouvent à l’endroit des réfugiés rwandais. Que leur reprochent-ils, ou que nous reproche-ton ? Tout simplement de parler au nom des millions de rwandais qui ne peuvent pas s’exprimer, en dénonçant les méthodes dictatoriales du régime.

Un régime hanté par la peur de revanche et la jalousie

Mais ce n’est pas tout si l’on en croit les propos récemment tenus par le général James Kabarebe, conseiller du dictateur Kagame, lors d’une rencontre avec les étudiants rescapés du génocide, en date du 13/11/2019. A cette occasion, il a indiqué que le régime du FPR, était inquiet par le fait que les réfugiés rwandais qui étaient parvenus à s’intégrer harmonieusement dans leurs pays d’accueil, avaient réussi dans beaucoup de domaines, et, plus grave encore, leurs enfants réussissaient dans leurs études, où qu’ils se trouvent. Sans doute que le régime du FPR aurait été heureux si les réfugiés rwandais étaient devenus des vagabonds, des mendiants, …et leurs enfants, des voyous.

Il a donc appelé son auditoire à prendre toutes les mesures pour contrer cette prétendue menace que représenterait la relative réussite des réfugiés rwandais, avec comme méthodes préconisées, la déstabilisation par tous moyens possibles et imaginables des réfugiés rwandais ainsi que leurs familles partout où ils se trouvent. Il s’en sont suivi des campagnes de violence contre les réfugiés rwandais notamment au Malawi et en Zambie.

Un discours public de haine par des officiels et autres agissant par procuration

Faisant écho à ce message de propagation de haine, le Secrétaire Général de la Commission Nationale de Lutte contre le Génocide ( CNLG), Dr Bizimana a lui aussi appelé à la mise en œuvre d’une véritable politique de chasse aux réfugiés, de déstabilisation, qualifiant par la même occasion, d’ennemis du pays, de génocidaires, tous ceux qui osent critiquer Kagame et son régime de terreur.

A son tour le professeur Jean Pierre DUSINGIZEMUNGU président de l’Association Ibuka, a déclaré publiquement, pendant la période de la 26ième commémoration du génocide, qu’il faut s’inspirer des amis juifs pour aller à la chasse des génocidaires avec un triple objectif de les traduire en justice, les terroriser (gutesha umutwe), les malmener et déstabiliser (guhungeta) et d’autres actes non-dévoilés (sous-entendus les tuer).

Une autre personnalité non moins zélée, Madame INGABIRE Immaculée, représentante de Transparency International au Rwanda, lors d’une émission en compagnie de Diogène BIDERI, Secrétaire général adjoint de la CNLG, a déclaré au mois de mai 2020 qu’une association (Initiative UMURINZI) s’est formée pour faire la chasse aux génocidaires et aux négationnistes, et qu’elle est en train de se doter d’un budget conséquent pour fournir les moyens financiers et les informations utiles sur les personnes à traquer.

Vraisemblablement, le premier mais non le dernier à bénéficier du soutien financier de l’association INITIATIVE UMURINZI est un certain Théo ENGLEBERT. Très récemment, on a pu lire des pamphlets remplis de haine, propagés par ce monsieur, autoproclamé journaliste d’investigation et spécialisé pour l’occasion dans la chasse aux réfugiés rwandais installés à Rouen et en Seine Maritime en général. A ce titre, Rouen et la Normandie servent de terrain d’essai de cette politique diabolique de chasse aux réfugiés rwandais. Et une fois rodées, et selon les résultats obtenus, ces méthodes seront étendues à l’ensemble des pays ou des villes qui abritent les réfugiés rwandais à travers le monde.

Et pour rester fidèle à ses maîtres penseurs ou éventuellement payeurs, Théo ENGLEBERT utilise astucieusement les outils de propagande lui fournis ou préparés par son mentor Tom NDAHIRO. Celui-ci est le principal informateur du journal « Rushyashya » – porte-voix des sinistres services de renseignement de Kagame, la tristement célèbre Directorate of Military Intelligence (DMI) – qui traite tous les réfugiés rwandais qui critiquent le régime, d’interahamwe, d’extrémistes, voire de génocidaires.

Ainsi d’après les résultats de son enquête qui se serait étendue sur plusieurs années, sans doute depuis l’arrivée des premiers réfugiés rwandais à Rouen, il a découvert la base arrière des extrémistes rwandais, et cette base se trouverait en Seine Maritime et à Rouen en particulier. Il s’agit à l’évidence d’une découverte majeure et extraordinaire, quand on se rappelle qu’aucun des mis en cause dans les conclusions de sa thèse de recherche, ne s’est jamais caché, et comme il l’affirme lui-même, « ils travaillent tous et sont intégrés » dans leur environnement. Mais cela correspond justement à l’angle d’attaque précisé par le Général James Kabarebe, selon lequel il faut attaquer ceux qui réussissent tant bien que mal, faire tout pour qu’ils quittent leur travail ou qu’ils dépensent toutes leurs ressources dans les frais judiciaires dans des procès interminables.

Les trouvailles extraordinaires sont consignés dans un document de recherche digne d’un postulant au PHD et intitulé « Rouen et la Seine Maritime, base arrière des extrémistes génocidaires ces vingt dernières années ».

Monsieur Aloys Ntiwiragabo, l’homme qui ne se cachait pas

Quelques mois plus tard, le 26 juillet 2020, le chercheur Théo Englebert, fait une découverte encore plus sensationnelle, un scoop dans le jargon journalistique dont il se prévaut. Il aurait découvert, avant tous les autres, où se cache Mr Aloys Ntiwiragabo, qui ne s’est par ailleurs jamais caché. Peut-être que pour espérer un peu de tranquillité, Mr Ntiwiragabo aurait dû requérir l’autorisation de Mr Théo Englebert avant d’espérer pouvoir vivre tranquillement dans son pays d’accueil. Pour son grand malheur, Mr Ntiwiragabo n’était sans doute pas au courant des pouvoirs que détient Théo Englebert sur la vie des réfugiés rwandais, tant il semble que c’est lui qui détermine le bon réfugié rwandais, seul autorisé à mener une vie tranquille, alors que les autres feront l’objet de manœuvres de harcèlement, d’intimidation, de déstabilisation, menées par Théo Englebert pour le compte du dictateur Kagame.

Et pour poursuivre son objet de recherche sur les réfugiés rwandais de Seine Maritime et de Rouen, il saisit l’occasion de la découverte de Mr Ntiwiragabo, qui ne se cachait pas pourtant, pour asséner une vérité biblique que personne d’autre que lui n’aurait jamais pu découvrir : « Aloys Ntiwiragabo, le rwandais derrière la communauté extrémiste de Rouen » Ce qu’il fallait absolument démontrer.

Et pourtant, il n’y a d’extrémistes réfugiés rwandais à Rouen que dans la tête de Théo ENGLEBERT ainsi que dans celle de ses commanditaires dont il semblerait être grassement payé.

Les rwandais de Rouen vivent en harmonie, rien ne va les ébranler

Ce qui semble provoquer l’ire du maître de Kigali, c’est qu’en dépit de la pluralité des opinions politiques des réfugiés rwandais établis à Rouen, certains parmi eux constituent pourtant des soutiens du régime qu’ils sont supposés avoir fui, pendant que d’autres sont de virulents critiques du régime. Pourtant les deux tendances ont toujours vécu en harmonie. C’est justement parce qu’ils adhèrent aux principes du respect de la pluralité des opinions et du savoir vivre ensemble, qu’ils sont dans le viseur du régime qui a bâti son pouvoir sur le mensonge et la division.

Ainsi lors des visites politiques à Rouen de l’ambassadeur Jacques KABALE en 2011 et de la Ministre Aloysie INYUMBA, certains réfugiés ont manifesté contre la venue des représentants du régime répressif de Kagame, alors que d’autres ont participé à leurs réunions. Aucune tension n’a été relevée, aucune agressivité, et à la fin des cérémonies, les réfugiés rwandais se sont retrouvés ensemble pour partager un verre, comme des compatriotes avec des opinions différentes. Plus tard, même les agents de l’ambassade se joindront à leurs compatriotes, dans cet endroit que Théo Englebert qualifie de nid d’extrémistes.

Ce qui perturbe par-dessus tout les maîtres de Kigali, et Théo Englebert par procuration, c’est que Rouen est de facto devenu, un exemple de ce qui devrait être la norme dans un État de droit, où les gens expriment leurs opinions sans crainte. Imaginez si une telle expérience venait à se mettre en place au Rwanda !

La dictature s’effondrerait comme un château de cartes car elle est bâtie sur la haine de l’autre, le mensonge et la division qui n’auraient plus leur place dans une société ouverte.

Peu importe les mensonges que va continuer à propager Théo Englebert, sous influence probable du dictateur Paul Kagame et de son parti FPR, qui cherche à se maintenir au pouvoir à tout prix, les réfugiés rwandais de Rouen et ceux de partout ailleurs, sont déterminés à poursuivre leur attitude de savoir vivre ensemble malgré la diversité des opinions politiques et autres. Nous Réfugiés rwandais, avons totalement confiance aux institutions de la République Française dans la protection des réfugiés qui sont injustement maltraités, calomniés par les agents rwandais de Kagame et ses intermédiaires, employés et relais locaux. Après tout nul n’est au-dessus des lois de la République et Mr Englebert plus que tout autre en est conscient.

Conclusion

Nous regrettons et déplorons que certains choisissent de toucher le prix du sang des réfugiés rwandais qui sont pourchassés, tués, terrorisés, déstabilisés dans les pays d’accueil.

Il y a sûrement d’autres moyens plus propres et honnêtes de gagner sa vie, sans devoir vendre son âme au diable.

Les rwandais ont suffisamment souffert et souffrent encore des politiques divisionnistes qu’il n’est plus besoin que des gens, vraisemblablement, sans scrupules et sans cœur comme Theo Englebert continuent régulièrement de remettre de l’huile sur le feu. Les rwandais où qu’ils soient, à Rouen ou ailleurs ont, toutes ethnies confondues, pris conscience de la dangerosité de la politique divisionniste du régime de Kigali et ont besoin, plus que jamais, du soutien et des encouragements de gens épris de paix et de concorde et non plus d’incendiaires comme Theo Englebert.

La communauté de réfugiés rwandais installés à Rouen tient à remercier la population locale qui les a bien accueillis et a participé à leur intégration. Elle appelle à la vigilance des responsables administratifs et politiques face au plan machiavélique du régime dictatorial de Kigali. Elle les appelle également à ne pas céder au lynchage médiatique orchestré par le gouvernement rwandais dans le seul but de propager la haine entre rwandais, instiller la terreur, éliminer les opposants potentiels (réels ou supposés) et assurer la poursuite de sa dictature totalitaire sans encombre et sans contestation…

Fait à Rouen, le 26 août 2020

Pour :

L’APCR (Association Pour la Promotion Culturelle Rwandaise)

et La Communauté des Réfugiés Rwandais de Rouen

Jean Baptiste KABANDA


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